Troisième partie · 1943–44 · les nôtres
Les Marais III
Les Nôtres.
Hiver 43. Le front part vers l’ouest, et chacun veut tenir jusqu’au printemps. Final des « Marais » : terre brûlée, grande rafle, et l’été où la guerre s’en va.
Polésie, de l’hiver 1943–44 à l’été 1944. Le front avance vers l’ouest, et dans toute la région chacun fait le même calcul : tenir jusqu’au printemps. Tu es Michas, le feldscher des « Marais ». Avec toi, Aliona, l’enfant, Rezo. La libération viendra. Mais la guerre ne lâche pas ceux qui y ont survécu le jour même où elle s’en va.
Le premier volet demandait quel camp choisir. Le deuxième, si l’on peut rester humain dans le camp qu’on a choisi. Le troisième demande qui, désormais, te tient pour l’un des siens.

Tes décisions du deuxième volet passent ici par un code d’héritage : où tu as traversé le blocus, ce qu’est devenu Olchany, qui a payé de sa vie, où tu en es avec Aliona et Rezo. Pas de code ? Le jeu te pose quelques questions brèves et reconstruit ton passé — ou commence par le canon, d’un seul geste.
L’héritage décide où tu passes l’hiver, et chaque hiver a sa propre faim :
soignant auprès de l’état-major, sans médicaments.
ta propre maison sous les Allemands, sans sécurité.
un camp familial de réfugiés au fond des bois, sans nourriture.
un coin chez des inconnus et un nom d’emprunt — une ligne à part jusqu’au bout.
La terre brûlée, la grande rafle, la poussière de la libération — et les routes se rejoignent là où la guerre prend fin.
Rien ne passe sans laisser de trace : chaque décision a son prix. C’est ainsi que commençaient « Les Marais » : dans le premier volet, le prix, c’était le choix d’un camp ; dans le deuxième, ce que tu es prêt à donner pour rester humain. Dans le troisième, la guerre s’en va, mais le prix reste à ceux qui l’ont payé. Ici, pas de bonnes réponses — seulement les tiennes.
Un réalisme sans concession dans la tradition de Vassil Bykaw et d’Alès Adamovitch : un homme ordinaire, des décisions impossibles, et un prix que ne paie pas toujours celui qui a choisi.
Toute l’histoire du présent et toutes les fins sont gratuites.
Entre les chapitres de la guerre, le jeu abrite une autre vie : « Jadis », quatre chapitres sur Michas avant la guerre. Un garçon sous la lampe suspendue au-dessus de la table de son père feldscher ; sa mère, et tout ce qu’elle a eu le temps de lui apprendre ; la jeune Aliona à la Saint-Jean ; le dernier été de paix, celui de 1941, quand tous sont encore en vie. Sans eux, l’histoire est complète et mène à chacune des fins. Mais avec eux, elle sonne autrement : on comprend d’où vient, chez Michas, ce qui le tient debout dans l’hiver le plus dur — et ce qu’il perd au juste. L’« Édition de l’auteur » est un achat unique : quatre chapitres de « Jadis », et aucune publicité. Si « Les Marais » te sont devenus proches, c’est la façon la plus complète de les vivre — et une manière de soutenir l’auteur.
À la mémoire de ceux que la libération a trouvés vivants.
Actualités
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